Hebdomadaire Nigérien d'Analyses et d'Informations Générales

Gestion pénitentiaire : Le Niger se dote d’une agence Nationale des Alternatives à l’Incarcération et de la Réinsertion.

Le gouvernement du Niger s’est doté en avril 2020, de la politique pénitentiaire et de réinsertion par décret n° 2020-294/PRN/MJ du 17 avril 2020. Cet instrument vise à créer une administration pénitentiaire moderne et professionnelle axée sur l’humanisation des conditions de détention, le respect des droits des détenus et leur réinsertion sociale.
Pour la mise en œuvre effective de ce texte de loi, le gouvernement vient de créer un Etablissement public à caractère Administratif, dénommé « Agence Nationale des Alternatives à l’Incarcération et de la Réinsertion » (ANAIR). Il s’agit à travers cette agence, la mise en œuvre de la politique pénitentiaire, autour de trois (03) axes stratégiques à savoir : la réforme de l’Administration Pénitentiaire et le renforcement de la gouvernance- l’humanisation des conditions de détention- la réinsertion sociale des détenus et la productivité des établissements pénitentiaires.

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Un soutien additionnel d’Education Cannot Wait pour intensifier l'éducation dans les situations d'urgence au Niger

L'UNICEF a reçu un soutien financier supplémentaire de 1,15 million USD d'Education Cannot Wait (ECW), qui fait partie d'une enveloppe totale de 4 millions USD destinée au pays et mise en œuvre par plusieurs partenaires.
Ce financement de 4 millions USD - inscrit dans la première intervention d'urgence de l'ECW - est axé sur l'accès inclusif à des environnements d'apprentissage sûrs et protecteurs, un soutien psychosocial pour les enfants et les jeunes déplacés internes, réfugiés et des communautés d'accueil, des cours de formation professionnelle pour soutenir les adolescents non scolarisés et les filles.

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Partenariat de Ouagadougou S’adapter à un monde en changement : la stratégie émergente du après 2020

Lancé en 2011, le Partenariat de Ouagadougou (PO) est l’un des partenariats les plus réussis entre les gouvernements, la société civile et les bailleurs pour accélérer la disponibilité et l’utilisation des services de Planification Familiale au Bénin (PF), au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, en Guinée, au Mali, en Mauritanie, au Niger, au Sénégal et au Togo.

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Droits des couches vulnérables et l’entreprenariat féminin : La Maison de la Presse appuie les femmes journalistes dans la production

Du 29 février au 2 mars 2020, l’hôtel Etoile d’Afrique de Dosso a servi de cadre à la tenue de l’atelier de formation des femmes journalistes de Dosso et Niamey, sur la protection des droits des couches vulnérables, garantir la sécurité et l’égalité des femmes et promouvoir l’entreprenariat féminin dans les médias. Initiée par la Maison de la presse dans le cadre du partenariat qui le lie avec la Cellule d’Appui au Millenium Challenge Account, cet atelier a indiqué le président du Conseil d’Administration de la Maison de la Presse a pour objectif phare, de renforcer la capacité des acteurs de la presse aux fins de mener des activités d’éducation aux droits humains susceptibles d’inciter au changement social en conformité avec les droits humains. Les médias d’information permettent de rendre visible l’invisible et de lutter contre les discriminations, que ce soit dans le domaine du handicap très peu connu du grand public, ou bien dans le cas où des catégories entières de la population sont trop souvent marginalisées.

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L’accès à la santé sexuelle et reproductive au Niger : Lancement officiel du projet JADES « Jeunes et Adolescents en Santé »

Le mardi 4 février 2020 s’est tenu à Niamey le lancement de la deuxième phase du projet JADES « Jeunes et Adolescents en Santé ». Après une première phase du projet qui a clôturée en mars 2019, le consortium d’ONG Solthis en partenariat avec l’ONG Lafia Matassa et EquiPop viennent à travers cette seconde phase consolider les acquis et renforcer le plaidoyer pour les droits et la santé sexuels et reproductifs des jeunes au Niger, notamment des femmes/filles, plus exposées à des vulnérabilités spécifiques : infections au VIH/sida, grossesses non-désirées, mariages précoces.
Le Directeur Général de la Santé de la Reproduction du Ministère de la santé Dr Ibrahim Souley, qui présidait la cérémonie de lancement, a salué la mise en place de ce projet qui s’adresse aux jeunes, aux leaders communautaires, aux enseignants, aux professionnels de santé et à la communauté.
Il a indiqué que le projet JADES II, « vise à lutter contre les nouvelles infections VIH/IST et les grossesses non désirées par une stratégie innovante multicanale, alliant à la fois l’information et la formation des jeunes sur leur santé sexuelle et reproductive et la promotion de leurs droits en la matière, le renforcement et l’adaptation des services SSR aux besoins des jeunes dans les centres de santé partenaires du projet, et par une mobilisation sociale et politique des acteurs clés, souvent obstacles à l’accès aux soins et aux changements ».
Cette deuxième phase du projet JADES, d’une durée de trois ans à partir d’octobre 2019, est financée par l’Agence Française de Développement (AFD), la mairie de Paris et la Fondation Blanc-Mesnil. La mise en œuvre est assurée par Solthis comme chef de file en partenariat avec les ONG Lafia Matassa et Equipop, en collaboration avec le ministère de la santé publique du Niger à travers la Division de la Santé des Adolescent.e. s et Jeunes (DSAJ) de la Direction de la Santé de la Mère et de l’Enfant (DSME) ; des structures de soins et communautaires offrant des services SSR, des établissements secondaires, professionnels et techniques au Niger.
La première phase du projet JADES a permis, de Mars 2016 à Mars 2019, de mettre les jeunes au cœur du processus de prévention et de créer un dialogue ouvert avec leur entourage pour un changement durable en matière de santé sexuelle et reproductive au Mali et au Niger.
Dans ces deux pays, la première phase a permis de sensibiliser 21.689 jeunes grâce aux pairs éducateurs, 29.899 jeunes sensibilisés et 6.600 dépistés qui connaissent leur statut sérologique VIH, 198 agents de santé, 158 leaders communautaires sur la SSR et 1661 parents d’élèves.
En marge de cette cérémonie, les participants ont échangé sur les différentes stratégies de mise en œuvre pour atteindre les résultats de la première phase et les perspectives concernant la deuxième phase.
Selon les données de l’ONUSIDA, les jeunes de 15 à 24 ans représentent 39% de l’ensemble des nouveaux cas d’infection par le VIH parmi les personnes adultes en Afrique de l’ouest. Une vulnérabilité plus particulière marquée chez les jeunes filles près de 2/3 des nouvelles infections VIH parmi les adolescent.e.s de 15 à 19 ans.
Au Niger, près de 70% de la population a moins de 25 ans et la prévalence de VIH/sida chez les jeunes est de 1%, contre 0,7% dans la population générale. La jeunesse représente donc un enjeu stratégique dans le cadre de la lutte contre le VIH/sida d’autant plus que le risque d’infection est accru par des connaissances limitées en matière d’IST/VIH, un déficit d’accès à l’information de santé de qualité, de facteurs socio culturels liés au tabous autour de la sexualité, aux inégalités de genre, à la place limitée des jeunes au sein de la société, ainsi que d’une demande et une offre de soin en SSR( santé sexuelle et reproductive) limitées et non adaptées aux besoins des jeunes.

Mamane Jaharou

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communique de presse: « Faciliter aux filles l’accès aux services de santé sexuelle et reproductifs»

Les membres d'Alliance Droits et Santé au Niger demandent à l’Etat du Niger et ses partenaires de déployer des initiatives destinées à faciliter aux filles l’accès aux services de santé sexuelle et reproductifs. En effet les systèmes de santé offrent rarement aux jeunes filles des services de santé sexuelle et reproductive adaptés à leurs besoins tout en respectant leur dignité et vie privée. Si l’ensemble de la population est confrontée à de nombreux obstacles pour accéder à ces services, les jeunes filles sont en première ligne lorsqu’il s’agit de se débattre avec les services de santé. Les réactions négatives du personnel de santé peuvent constituer un obstacle très puissant pour elles lorsqu'elles sollicitent ces services.

Le 19 décembre 2011, l'Assemblée générale des Nations Unies a adopté une résolution fixant le 11 octobre 2012 comme la première Journée internationale (des droits) de la fille.
La résolution stipule que la Journée (des droits) de la fille reconnaît que l'autonomisation des filles, l'investissement dans leur éducation, qui sont essentiels pour la croissance économique, l'éradication de la pauvreté, ainsi que la participation significative des filles dans les décisions qui les concernent, sont les clés pour briser le cycle de la discrimination et de la violence, pour promouvoir et protéger leur capacité à jouir pleinement de leurs droits. La Journée (des droits) de la fille reconnaît également que l'autonomisation des filles implique leur participation active dans les prises de décision, ainsi que le soutien et la collaboration de leurs parents, de leurs tuteurs légaux, de leurs familles, des prestataires de soins, ainsi que des garçons, des hommes et de la communauté au sens large.
La célébration de la journée a pour but de soutenir l'amélioration des perspectives d'avenir laissées aux jeunes filles et de sensibiliser l'opinion aux inégalités dont elles souffrent à travers le monde en raison de leur sexe. Ces inégalités concernent l'accès à l'éducation, la nutrition, les droits juridiques, les soins médicaux, la protection contre la discrimination, la violence et le mariage forcé.

A l’occasion de la célébration de la Journée internationale des filles Edition 2019, Alliance Droits et Santé au Niger rappelle que:
• À l’échelle planétaire, plus de 700 millions de femmes ont été mariées alors qu’elles étaient encore enfants (moins de 18 ans). Plus d’une sur trois – soit quelque 250 millions – a été mariée avant l’âge de 15 ans. Souvent, les enfants mariées ne sont pas en mesure de refuser des rapports sexuels non protégés, ce qui les expose aux infections sexuellement transmissibles et aux grossesses non désirées.
• Toutes les 10 minutes, quelque part dans le monde, une adolescente décède des suites de violences.
• Dans les situations d’urgence, les adolescentes sont particulièrement exposées à la violence sexuelle et, dans certains cas, elles sont enlevées et exploitées à des fins sexuelles par des groupes armés.
• Presque la moitié (44 %) des adolescentes dans le monde âgées de 15 à 19 ans pense qu’il est normal, dans certaines circonstances, qu’un conjoint ou un partenaire use de violence physique à l’encontre de son épouse ou partenaire http://www.unwomen.org/fr/news/in-focus/girl-child#sthash.JfGtQpav.dpuf

En effet au Niger, le mariage des enfants constitue une réalité.
Selon le rapport UNICEF 2011 « Situation des Enfants dans le Monde », le Niger est en tête de liste des pays à forte prévalence de mariages des enfants avec un taux de 75% suivi du Tchad (72%), le Mali (71%), le Bangladesh (66%) et la Guinée (63%). La répartition est de 42% dans les zones urbaines et 84% en milieu rural. Ainsi, 59% des adolescentes de 15-19 ans sont mariées et 36,1% sont mariées avant 15 ans.
Le mariage des enfants constitue une grave violation des droits fondamentaux de l’Homme et en particulier ceux de la femme et de l’enfant. Il expose les adolescentes à des risques et peut avoir de lourdes conséquences tant sur le plan de la santé que de l’éducation.

Le taux de prévalence contraceptive chez les adolescentes de 15-19 ans est de 6 %.Par conséquent, les grossesses des adolescentes font partie des préoccupations premières du pays. Selon les EDS 2017 préliminaires, 49.9 % des 15-19 ans ont déjà eu au moins une naissance vivante. Ces données sont particulièrement inquiétantes, car les enfants de mères jeunes (moins de 20 ans) courent généralement un risque plus important de décéder que ceux issus de mères plus âgées. De même, les accouchements précoces augmentent le risque de mortalité maternelle chez les adolescentes : 34,4% des décès chez les filles âgées de 15 à 19 ans au Niger sont liées à la grossesse et à ses complications. En fin, l’entrée précoce des jeunes filles dans la vie féconde et conjugale réduit considérablement leurs opportunités scolaires, hypothéquant ainsi leur avenir.
Pour mieux protéger les enfants et les femmes, le Niger a ratifié la CDE en 1990, la charte Africaine des Droits et du bien Etre de l’Enfant en 1996 et la CEDEF en 1999 à son article 16.
Pour réduire ce fléau, le Ministère de la Promotion de la Femme et de la Protection de l’Enfant (MPF/PE) en collaboration avec ses partenaires avait lancé une campagne pour l’élimination du mariage des enfants en 2014.
Le but de cette campagne était de « contribuer à la réduction de la pratique du phénomène au sein des différentes communautés ».
D’autres programmes sont en cours dont entre autres le programme Illimin « le savoir pour la dignité » et le projet Autonomisation et dividende démographique SWEED
Cette Journée internationale des filles 2019 marque le début d'une année d'action visant à réunir les partenaires et les parties prenantes pour célébrer les progrès observés depuis la Déclaration de Beijing, mais surtout pour donner aux jeunes filles le pouvoir, les connaissances et l'espace nécessaires pour continuer à faire entendre leurs préoccupations. C’est dans cette dynamique que l’alliance droits et santé au Niger avec ses partenaires œuvrent à accompagner les adolescentes, à prendre en main leur propre développement. Cela s’illustre par des formations, des séances de sensibilisation, des coachings, la paire éducation, des appuis conseils, du plaidoyer en faveur de la prise en compte de leurs besoins spécifiques.
L’alliance lance ainsi un appel à l’endroit des autorités, décideurs et partenaires à redoubler d’effort pour qu’ensemble nous puissions briser les frontières et les barrières d’accès des filles aux services de santé de la reproduction afin qu’elles puissent exprimer leurs potentiels en tant que actrices de développement.

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Energie : Environ 5 % de la population mondiale à accès à l’électricité.

Entre 2010 et 2017, le nombre d’habitants dans le monde privés d’accès à l'électricité a chuté de 1,2 milliard à 840 millions, selon le rapport de suivi 2019 de l’ODD 7. Le taux d’accès à l'électricité atteint aujourd’hui un niveau sans précédent de 89 %, et, parmi les 20 pays affichant les taux les plus faibles, ce sont le Bangladesh, le Kenya et le Myanmar qui ont enregistré les plus grandes avancées.

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