Hebdomadaire Nigérien d'Analyses et d'Informations Générales

Entretien « Parmi les ressortissants de l’Afrique subsaharienne, le Niger possède l’une des deux plus grandes communautés résidentes qui vivent entre la Mecque, Médine, Taîf, Djedda et Bahara…. », indique Zakari Sidi

Entretien avec le consul général du Niger à Djedda, monsieur Zakari Sidi que nous avons rencontré en séjour au Niger. Nos échanges ont porté entre autres, sur la vie des nigériens en Arabie Saoudite, particulièrement de sa zone de juridiction qui couvre les lieux saints de l’Islam (Mecque et Médine).


Question : Quelle est la situation des nigériens de votre zone de juridiction ?


Réponse : La zone de juridiction du consulat de Djedda couvrait au départ deux régions, à savoir la Mecque et Médine. Depuis trois (3) ans, elle s’est agrandie de cinq (5) autres régions dans la partie Ouest de l’Arabie Saoudite, qui va de la frontière de la Jordanie à celle d’avec le Yémen. Ainsi, elle couvre sept(7) régions de l’Arabie Saoudite.
Les nigériens sont en Arabie Saoudite depuis des temps immémoriaux. C’était depuis que les personnes y allaient à pieds en passant par le Tchad et le Soudan. Concernant leur situation de séjour, la plupart ne sont pas détenteurs de la carte de séjour. Vous savez, pour avoir la carte de séjour, il faut y être régulièrement installé, il faut être parrainé (avoir un Kafil).
Parmi les ressortissants de l’Afrique subsaharienne, le Niger possède l’une des deux plus grandes communautés résidentes qui vivent entre la Mecque, Médine, Taîf, Djedda et Bahara. Sans compter ceux qui se trouvent à Riyad.
Question : Comment se fait le rapatriement des nigériens internés en Arabie saoudite particulièrement dans votre zone d’intervention ?
Réponse : Les formalités sont conjointement faites par les autorités saoudiennes et le consulat, bien sûr chacun selon sa sphère de compétence. Le consulat s’assure que l’infortuné est nigérien avant de lui délivrer gratuitement le laisser-passer. Le transport est pris en charge par les autorités saoudiennes, à travers Ethiopian Air lines et Royal Air Maroc.
Le consulat a obtenu récemment le rapatriement de nigériens par vols spéciaux. A cette date, il ne reste que sept (7) personnes dont quatre(4) femmes et (3) trois hommes non encore rapatriés, soit par résistance, soit par désir de se faire débarquer dans un autre pays.
Entre autres causes de retard de rapatriement, il y’a la vérification de nationalité, la force majeur (COVID-19), la réticence des parents d’enfants mineurs à signer l’autorisation nécessaire. Le consultat exige des parents une autorisation parentale (une attestation délivrée par les parents) et la précision des tuteurs à l’arrivée.
Nous anime toujours le souci de ne pas prolonger le séjour des internés nigériens et d’éviter l’infiltration des malintentionnés dans le contexte de terrorisme international.
Le laisser-passer pour les expulsés n’est plus payant depuis 2013, pour des raisons humanitaires, qui se délivre auparavant, à 100 rials. Mais pour la catégorie des départs volontaires qui financent leur transport, il est payant.


Question : Certains se plaignent de la lenteur dans la délivrance de passeport. Qu’est-ce que vous en dites ?


Réponse : Précisons que l’Arabie Saoudite ne se trouve pas à côté. Signalons aussi que la rigueur doit être de mise dès la réception, la vérification et le traitement des dossiers de demande, ce sur toute la chaine (depuis le consulat jusqu’à la DST). Nous nous assurons que les passeports soient délivrés en toute transparence et que l’acheminement se fasse en toute sécurité. Le circuit part du consulat à la Direction de Surveillances de Frontière (DST) en passant par le ministère des affaires étrangères, le ministère de l’intérieur et la Direction générale de la police nationale (DGPN). Ainsi, peut-on bénéficier d’une dérogation de non détention de certificat de nationalité qu’on remplace par le passeport du père ou de la mère ; prenant en compte la situation particulière de la diaspora en Arabie Saoudite.
Aussi, nous regroupons les dossiers des demandeurs par lot avant de les envoyer selon certaines fréquences annuelles, en prenant le maximum des garanties sécuritaires pour que ça ne se perde pas et pour qu’on n’ouvre pas des brèches à la fraude. Nous envisageons la possibilité d’accroitre la fréquence, tout en ne lâchant pas de vigilance.
Ce qui ressemble à la lenteur, vise tout simplement à assurer la garantie sécuritaire. On s’assure que les dossiers sont bien acheminés par le moyen internationalement reconnu comme fiable. Pour le consulat de Djedda, la période favorable à l’envoi des lots va de la sortie du hadj à l’approche du ramadan. . Et il faut éviter la période de surcharge pour la DST coïncidant avec le traitement des dossiers des pèlerins (15800 personnes pour le Niger).
Pour l’année 2020, il y a peu des dossiers en souffrance ; une situation surtout due à l’inéligibilité des pièces après vérification.
Lorsque la personne est pressée, on lui donne son dossier accompagnée d’une lettre du consulat pour engager individuellement la procédure d’obtention du passeport au niveau de la DST pour faire les formalités.

Question: . On parle du rehaussement des frais du dossier de délivrance du passeport ?


Réponse : Le cout du dossier pour la délivrance du passeport est de 600 rials. Un montant resté inchangé depuis plus de huit (8) ans. Malgré l’augmentation du cout du passeport depuis deux(2) ans. Sur les 600 rials que verse le demandeur, il y’a une partie qui concerne les prestations consulaires, l’autre les frais dus à la DST. Ce montant n’inclut pas le cout d’une nouvelle carte d’identité (100rials) et 50 rials (certificat de notoriété d’acte de naissance) qu’une partie des demandeurs sollicitent pour en garder les originaux.
Nous rappelons que nos portes sont toujours ouvertes pour toute sollicitation et toute proposition tendant à améliorer la situation de la diaspora dans notre zone du reste, nous tenons des rencontres périodiques avec les représentants de la diaspora et des audiences foraines.

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Entretien « Parmi les ressortissants de l’Afrique subsaharienne, le Niger possède l’une des deux plus grandes communautés résidentes qui vivent entre la Mecque, Médine, Taîf, Djedda et Bahara…. », indique Zakari Sidi

Entretien avec le consul général du Niger à Djedda, monsieur Zakari Sidi que nous avons rencontré en séjour au Niger. Nos échanges ont porté entre autres, sur la vie des nigériens en Arabie Saoudite, particulièrement de sa zone de juridiction qui couvre les lieux saints de l’Islam (Mecque et Médine).


Question : Quelle est la situation des nigériens de votre zone de juridiction ?


Réponse : La zone de juridiction du consulat de Djedda couvrait au départ deux régions, à savoir la Mecque et Médine. Depuis trois (3) ans, elle s’est agrandie de cinq (5) autres régions dans la partie Ouest de l’Arabie Saoudite, qui va de la frontière de la Jordanie à celle d’avec le Yémen. Ainsi, elle couvre sept(7) régions de l’Arabie Saoudite.
Les nigériens sont en Arabie Saoudite depuis des temps immémoriaux. C’était depuis que les personnes y allaient à pieds en passant par le Tchad et le Soudan. Concernant leur situation de séjour, la plupart ne sont pas détenteurs de la carte de séjour. Vous savez, pour avoir la carte de séjour, il faut y être régulièrement installé, il faut être parrainé (avoir un Kafil).
Parmi les ressortissants de l’Afrique subsaharienne, le Niger possède l’une des deux plus grandes communautés résidentes qui vivent entre la Mecque, Médine, Taîf, Djedda et Bahara. Sans compter ceux qui se trouvent à Riyad.
Question : Comment se fait le rapatriement des nigériens internés en Arabie saoudite particulièrement dans votre zone d’intervention ?
Réponse : Les formalités sont conjointement faites par les autorités saoudiennes et le consulat, bien sûr chacun selon sa sphère de compétence. Le consulat s’assure que l’infortuné est nigérien avant de lui délivrer gratuitement le laisser-passer. Le transport est pris en charge par les autorités saoudiennes, à travers Ethiopian Air lines et Royal Air Maroc.
Le consulat a obtenu récemment le rapatriement de nigériens par vols spéciaux. A cette date, il ne reste que sept (7) personnes dont quatre(4) femmes et (3) trois hommes non encore rapatriés, soit par résistance, soit par désir de se faire débarquer dans un autre pays.
Entre autres causes de retard de rapatriement, il y’a la vérification de nationalité, la force majeur (COVID-19), la réticence des parents d’enfants mineurs à signer l’autorisation nécessaire. Le consultat exige des parents une autorisation parentale (une attestation délivrée par les parents) et la précision des tuteurs à l’arrivée.
Nous anime toujours le souci de ne pas prolonger le séjour des internés nigériens et d’éviter l’infiltration des malintentionnés dans le contexte de terrorisme international.
Le laisser-passer pour les expulsés n’est plus payant depuis 2013, pour des raisons humanitaires, qui se délivre auparavant, à 100 rials. Mais pour la catégorie des départs volontaires qui financent leur transport, il est payant.


Question : Certains se plaignent de la lenteur dans la délivrance de passeport. Qu’est-ce que vous en dites ?


Réponse : Précisons que l’Arabie Saoudite ne se trouve pas à côté. Signalons aussi que la rigueur doit être de mise dès la réception, la vérification et le traitement des dossiers de demande, ce sur toute la chaine (depuis le consulat jusqu’à la DST). Nous nous assurons que les passeports soient délivrés en toute transparence et que l’acheminement se fasse en toute sécurité. Le circuit part du consulat à la Direction de Surveillances de Frontière (DST) en passant par le ministère des affaires étrangères, le ministère de l’intérieur et la Direction générale de la police nationale (DGPN). Ainsi, peut-on bénéficier d’une dérogation de non détention de certificat de nationalité qu’on remplace par le passeport du père ou de la mère ; prenant en compte la situation particulière de la diaspora en Arabie Saoudite.
Aussi, nous regroupons les dossiers des demandeurs par lot avant de les envoyer selon certaines fréquences annuelles, en prenant le maximum des garanties sécuritaires pour que ça ne se perde pas et pour qu’on n’ouvre pas des brèches à la fraude. Nous envisageons la possibilité d’accroitre la fréquence, tout en ne lâchant pas de vigilance.
Ce qui ressemble à la lenteur, vise tout simplement à assurer la garantie sécuritaire. On s’assure que les dossiers sont bien acheminés par le moyen internationalement reconnu comme fiable. Pour le consulat de Djedda, la période favorable à l’envoi des lots va de la sortie du hadj à l’approche du ramadan. . Et il faut éviter la période de surcharge pour la DST coïncidant avec le traitement des dossiers des pèlerins (15800 personnes pour le Niger).
Pour l’année 2020, il y a peu des dossiers en souffrance ; une situation surtout due à l’inéligibilité des pièces après vérification.
Lorsque la personne est pressée, on lui donne son dossier accompagnée d’une lettre du consulat pour engager individuellement la procédure d’obtention du passeport au niveau de la DST pour faire les formalités.

Question: . On parle du rehaussement des frais du dossier de délivrance du passeport ?


Réponse : Le cout du dossier pour la délivrance du passeport est de 600 rials. Un montant resté inchangé depuis plus de huit (8) ans. Malgré l’augmentation du cout du passeport depuis deux(2) ans. Sur les 600 rials que verse le demandeur, il y’a une partie qui concerne les prestations consulaires, l’autre les frais dus à la DST. Ce montant n’inclut pas le cout d’une nouvelle carte d’identité (100rials) et 50 rials (certificat de notoriété d’acte de naissance) qu’une partie des demandeurs sollicitent pour en garder les originaux.
Nous rappelons que nos portes sont toujours ouvertes pour toute sollicitation et toute proposition tendant à améliorer la situation de la diaspora dans notre zone du reste, nous tenons des rencontres périodiques avec les représentants de la diaspora et des audiences foraines.

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Niger-Mahamadou Issoufou : le terrorisme au Sahel, une menace pour le « monde entier »

Le président nigérien Mahamadou Issoufou a dans un entretien accordé un à RFI et France 24, le vendredi 5 juillet, en marge du 33e sommet de l'Union africaine, passé en revue, le defit de la Zone de libre-échange et celui du terrorisme au Sahel.
Question : Monsieur le président, Niamey accueille un sommet extraordinaire de l’union africaine qui va marquer une étape décisive, certains disent historique, à savoir le lancement de la zone libre-échange continentale avec notamment l’annonce que le Nigéria, le géant économique de l’Afrique de l’Ouest, va à son tour signer. Pour vous qui avez beaucoup œuvré, est-ce que c’est vraiment un moment historique ?

Mahamadou Issoufou : Je vous remercie. Pour bien comprendre l’importance de la zone libre-échange continentale, il est important de rappeler que l’Afrique à un agenda, l’agenda du centenaire. L’Afrique en 2063, ça sera le centenaire de la création de l’Organisation de l’unité africaine et cet agenda est bâti autour d’une vision. La vision d’une Afrique intégrée, une Afrique prospère, une Afrique pacifique et une Afrique dirigée par les Africains. Cet agenda est également bâti autour des aspirations des Africains. Aspiration à la paix et à la sécurité, aspiration à la prospérité et aspiration à l’intégration, à la démocratie, à une identité culturelle pour l’Afrique, à l’autonomisation des femmes et des jeunes et enfin l'aspiration d’une Afrique qui a sa place dans le concert des nations. Donc cette vision et ces aspirations ont été traduites dans l’agenda en objectifs et en cibles. Et une des cibles justement, c’est la zone de libre-échange continentale.

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« Au Niger, la liberté a été souverainement érigée en liberté constitutionnelle »

Question : Monsieur le Président, voilà un an que vous êtes à la tête du Conseil Supérieur de la Communication (CSC). Pouvez-vous nous donner un aperçu sur les principales actions que vous avez entreprises durant cette année ?


Il est très tôt pour tirer un bilan, mais nous pouvons tout de même relater quelques actions qui ont été engagées depuis lors. Je voudrais d'abord préciser que la nouvelle équipe du Conseil supérieur de la communication a pris fonction dans un contexte de rareté de ressources financières de l'Etat.

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