Hebdomadaire Nigérien d'Analyses et d'Informations Générales

Les ministres de la santé font le point sur les progrès de la Stratégie régionale pour la sécurité sanitaire et les situations d'urgence

Les pays de la Région africaine de l'OMS doivent faire face à plus d'une centaine d'urgences de santé publique chaque année. Un grand nombre de ces urgences peuvent être atténuées par des interventions de santé publique éprouvées et des systèmes de santé solides, mais la plupart de ces systèmes de santé restent faibles.
Les délégués au RC69 ont examiné le rapport d'avancement sur la Stratégie régionale pour la sécurité sanitaire et les situations d'urgence pour 2016-2020. Le rapport ne couvre que les travaux effectués entre 2016 (date d'adoption de la stratégie) et 2018. La stratégie a été élaborée pour aider les États Membres à donner suite au Règlement sanitaire international (2005) et à ses objectifs ambitieux que tous les États se sont engagés à atteindre.

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Ebola en RDC : l’OMS convoque une réunion d’urgence après un premier cas à Goma

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé, aujourd’hui, la tenue mercredi, d’une réunion de son comité d’urgence sur l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC), la quatrième du genre depuis l'apparition de l'épidémie en août 2018. « Comme l’a annoncé hier le Directeur général de l’OMS sur l’éventualité de la tenue de ce Comité d’urgence prochainement, la réunion a été finalement convoquée par Dr Tedros au titre du Règlement sanitaire international (RSI) (2005) concernant la maladie à virus Ebola (MVE) en RDC. Elle aura lieu le mercredi 17 juillet 2019, de 12 heures à 17 heures (heure de Genève) », a déclaré Fadela Chaib, porte-parole de l’OMS.
Cette réunion intervient au moment où des informations de la presse font état du décès du premier cas de fièvre hémorragique Ebola enregistré à Goma, un malade décédé lors de son transfert à Butembo.
Interrogée sur les raisons de ce nouveau Comité d’urgence, la porte-parole de l’OMS a indiqué que ce dernier cas d’Ebola à Goma « n’est pas la seule raison de la convocation » de cette réunion.
Tous les éléments qui arrivent sur la scène de la lutte contre Ebola sont importants y compris le premier cas à Goma - Fadela Chaib, porte-parole de l'OMS. « Bien sûr, tous les éléments qui arrivent sur la scène de la lutte contre Ebola sont importants y compris le premier cas à Goma », a-t-elle insisté tout en ajoutant que l’Agence onusienne entend apporter une réponse à l’épidémie « sur tous les plans ».
Pour ces échanges qui se tiendront par vidéoconférence, une trentaine d’experts sont attendus et accompagnés par des représentants de Kinshasa et des pays limitrophes de la RDC. « A l’issue de cette réunion, le Comité fera des recommandations à Dr Tedros qui prendra la décision finale sur la déclaration ou pas de l’épidémie d’Ebola en une urgence mondiale », a souligné Mme Chaib sur le déroulé de cette rencontre.
Ça sera la 4ème réunion du comité d’urgence de l’OMS
Il s’agit de la quatrième réunion du comité d’urgence de l’OMS depuis le début de l’épidémie en août dernier. Lors de la dernière en juin, l’OMS avait jugé que l’épidémie en cours constituait une urgence sanitaire seulement pour la RDC et la région.
S’agissant de l’évolution de l’épidémie d’Ebola dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, le dernier rapport épidémiologique de la maladie publié hier lundi 15 juillet 2019 a fait état d’un cumul des cas de 2.501, dont 2.407 confirmés et 94 probables. Au total, il y a eu 1.668 décès (1.574 confirmés et 94 probables), 700 personnes guéries et 292 cas suspects en cours d’investigation.
Un volontaire de la Croix-Rouge explique les dangers d'Ebola à la frontière entre la République démocratique du Congo et l'Ouganda. Mais selon le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), cette épidémie touche « plus d’enfants que les précédentes ». « Au 7 juillet, il y avait eu 750 infections chez les enfants.
Cela représente plus du tiers du total des cas, contre environ 20% lors des épidémies précédentes », a déclaré lors d’un point de presse ce mardi à Genève, la porte-parole de l’UNICEF, Marixie Mercado, qui est rentrée dimanche de la RDC après un séjour d’une dizaine de jours dans différentes localités des provinces du Nord-Kivu et d’Ituri, notamment à Goma, Beni, Butembo et Bunia.
Pour l’Agence onusienne, les jeunes enfants - ceux de moins de cinq ans, sont particulièrement touchés. Parmi les 750 cas chez les enfants, 40% concernaient des enfants de moins de cinq ans.
Dans ces conditions, la prévention doit donc être au cœur de la réponse globale à Ebola. « Les jeunes enfants sont plus à risque que les adultes - c’est pourquoi ils nécessitent une attention particulière », a indiqué la porte-parole de l’UNICEF.
L’aide de l’UNICEF aux enfants orphelins d’Ebola

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Une plus grande sensibilisation du public, une collaboration plus étroite, une détection précoce et un dépistage précoce sont essentiels pour lutter contre le cancer en Afrique

La réunion de plaidoyer de haut niveau sur le cancer en Afrique, qui s'est tenue à Niamey, Niger, en marge du sommet de l'Union africaine, s'est terminée par un appel aux pays africains pour qu'ils intègrent des interventions simples contre le cancer telles que la prise en compte des facteurs de risque ainsi que le dépistage et le diagnostic précoce au niveau des soins primaires, pour des raisons d'équité. L'appel a été lancé par la Directrice régionale de l'OMS pour l'Afrique, le Dr Matshidiso Moeti, lors de son adresse aux délégués présents à cette réunion.

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Education des jeunes et adolescents en matière de la santé de la reproduction: Les acteurs en conclave pour revoir la feuille de route 2018-2020

La salle de réunion du complexe le Mafé abrite les travaux de la revue de la feuille de route sur l’Education en Matière de Santé de la Reproduction des Adolescents et des Jeunes. C’était sous la présidence du Secrétaire Général du Ministère des Enseignements Secondaires, Mohamed Zeidane en présence du Directeur du CS4FP+, Moctar Diallo et celui de la Santé de la Mère et de l’Enfant.
En prenant la parole au nom de la présidente de la Coalition des acteurs de la Société Civile sur le repositionnement de la Planification familiale, le Secrétaire Général Ibrahim Boubacar a précisé que la mise en œuvre de la feuille de route 2018-2020 est une opportunité de faire bouger les lignes, de délier les langues sur la santé sexuelle et reproductive des adolescents et des jeunes. A mi-parcours : « il nous est loisible de faire une revue sans complaisance de ce qui a bien marché, ce qui est à améliorer tout en saisissant les opportunités qu’offre l’environnement politique, institutionnel, socioculturel et partenarial avec l’appui des techniciens et des personnes ressources en la matière . »
L’occasion aussi pour le Directeur du CS4FP+, Moctar Diallo de saluer l’engagement des autorités nigériennes dans le repositionnement de la PF. Le Niger a-t-il expliqué est en tête devant les autres pays du partenariat de Ouaga. Cette revue vise donc à aider le pays à atteindre ses objectifs c'est-à-dire d’avoir un schéma plus opérationnel sur l’Education en Matière de Santé de la Reproduction des Adolescents et des Jeunes.
Avec l’appui de ses partenaires tels que l’UNPFA, de lntraHealth International et de MSI, le Niger dispose depuis un an, d’une feuille de route nationale en cours de mise en œuvre. Dans cette optique plus de 1050 enseignants ont été formés en l’Education de la Reproduction des Adolescents et des Jeunes. Le Secrétaire Général du Ministère des Enseignements Secondaires a fondé espoir que : « la revue de cette feuille de route permettra au Niger de faire l’état des lieux et de réfléchir sur les actions à mener par rapport aux forces et faiblesses mais aussi par rapport aux défis et opportunités de la feuille de route pour les échéances à venir ».
En rappel, la feuille de route sur l’Education en Matière de Santé de la Reproduction des Adolescents et des Jeunes a été élaborée et validée en mai 2018. Elle vise à trouver un consensus entre les différents acteurs et intervenants du domaine de l’Education Complète à la Sexualité afin de doter le Niger d’un outil de plaidoyer, de mobilisation sociale et de renforcement des capacités des acteurs et bénéficiaires des actions qui y seront prévues. Aussi, elle est basée sur des évidences en matière d’indicateurs sociaux comme la mortalité maternelle et infantile, l’indice synthétique de fécondité, les violences basées sur le genre.
Au Niger, il faut le préciser que cette thématique est d’une importance capitale car 69% de la population du pays est âgée de moins de 25 ans et la proportion des adolescents représente 74, 2% de la population âgée de 10 à 24 ans. Des phénomènes tels que le taux élevé de déperdition scolaire, les mariages précoces, les grossesses non désirées en milieu scolaire et non scolaire et l’ignorance des adolescents et jeunes en matière de santé de la reproduction aggravent ce combat.
Souleymane Brah

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Une nouvelle carte de pointage de l'OMS montre de faibles progrès dans la réponse aux hépatites virales dans la région africaine

Seulement 3 des 47 pays qui constituent la région Afrique de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) sont en voie d'éliminer l’hépatite virale, selon un nouveau classement qui se veut être la première analyse de la prévalence de l'hépatite et de la réponse à cette maladie qui touche une personne sur 15 dans la région. En fait, mourir d'une hépatite virale en Afrique devient une plus grande menace que mourir du sida, du paludisme ou de la tuberculose.
« Cette analyse est la première à étudier chaque pays de la région africaine et à évaluer les progrès vers l'objectif de sauver la vie de plus de 2 millions d'Africains qui pourraient développer une hépatite B ou C progressive au cours de la prochaine décennie si ces pays n'intensifient pas leurs efforts », selon le Dr Matshidiso Moeti, Directrice régionale de l'OMS pour l'Afrique.
Ce classement sera présenté lors du premier Sommet africain sur l'hépatite qui se tiendra à Kampala, en Ouganda, du 18 au 20 juin. Il fournit des informations vitales sur l'état de la réponse régionale à l'hépatite, mesurant les progrès réalisés par rapport au Cadre d'action pour la prévention, le traitement et les soins de l'hépatite virale dans la région africaine (2016-2020). Il a été créé pour guider les États membres dans la mise en œuvre de la Stratégie mondiale du secteur de la santé concernant l'hépatite virale, qui prévoit l'élimination de l'hépatite d'ici 2030 (définie comme une réduction de 90 % des nouveaux cas et de 65 % des décès).
Chaque année, plus de 200 000 personnes meurent en Afrique de complications liées aux hépatites virales B et C, dont la cirrhose et le cancer du foie. 60 millions de personnes dans la Région Afrique de l'OMS vivaient avec une hépatite B chronique en 2015. Plus de 4,8 millions d'entre eux sont des enfants de moins de 5 ans. 10 autres millions sont infectés par l'hépatite C, probablement en raison de pratiques d'injection non sécuritaires dans les établissements de santé ou au sein des communautés.
En outre, l'analyse démontre que 28 pays ont élaboré un plan stratégique national de lutte contre l'hépatite virale ; cependant, la plupart sont encore à l'état de projet et 13 seulement ont été officiellement publiés et diffusés. L'OMS est un partenaire majeur dans la riposte régionale, notamment par l’élaboration des politiques et en fournissant un appui technique et financier ainsi qu'un renforcement des capacités pour une riposte régionale coordonnée.
Seuls 15 % des pays (soit 7 sur 47) mènent des efforts de prévention avec une couverture nationale de plus de 90 % de la dose de vaccin contre l'hépatite B à la naissance et de la vaccination pentavalente infantile. Il existe d'importantes lacunes dans le dépistage et le traitement de l'hépatite, avec notamment moins de 8 pays qui offrent des tests et des traitements subventionnés pour l'hépatite virale. L'Ouganda a lancé un traitement gratuit contre l'hépatite B à l'échelle nationale et le Rwanda fournit un traitement gratuit pour l'hépatite B et l'hépatite C. Ces deux pays se font les champions de la réponse régionale et sont sur la bonne voie pour atteindre les objectifs du Cadre 2020 en matière de dépistage et de sensibilisation communautaire.

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L'’Hôpital de l’Amitié turco-nigérienne sera bientôt opérationnel

Cette information a été rendue officielle par l’ambassadeur turque au Niger M. Mustapha Ari Turker à sa sortie d’audience avec le président Issoufou Mahamadou le mercredi 5 juin 2019 à Niamey. Une mission d’experts du Ministère turc de la Santé viendra à Niamey la semaine prochaine pour échanger avec leurs homologues nigériens sur l’exploitation et la gestion de ce nouveau centre hospitalier, a-t-il annoncé.
« Grâce aux Ecoles de l’Amitié Nigéro-Turque qui comptent aujourd’hui plus d’un millier d’élèves, notre coopération en matière d’éducation bat son plein depuis deux ans », a-t-il affirmé.

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Exploitation et abus sexuels : l'ONU enregistre 37 allégations pour le 1er trimestre 2019

Au cours du premier trimestre 2019, les Nations Unies ont enregistré un total de 37 allégations d'exploitation et d'abus sexuels contre le personnel des Nations Unies, y compris le personnel civil et en uniforme des opérations de paix, des agences, fonds et programmes, selon les derniers chiffres publiés jeudi par l’Organisation.


A ce jour, la plupart de ces allégations font toujours l'objet d'une enquête. Seule une des 37 allégations a été étayée par une enquête et renvoyée à l'État membre concerné pour qu’il donne suite à l’affaire ; quatre n'ont pas été étayées par l'enquête qui a suivi ; 26 font toujours l'objet d'une enquête et six sont encore au stade de l'évaluation préliminaire pour déterminer si les informations sont suffisantes pour mener une enquête.

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Lutte contre le paludisme : Des journalistes des pays les plus touchés formés à Genève

A l’initiative du Partenaire Pour en Finir avec le Paludisme, dix (10) journalistes des pays les plus touchés par le paludisme dans le monde à savoir : le Niger, le Nigeria, le Ghana, la République Démocratique du Congo, le Burkina Faso, le Mali, la Mozambique, l’Ouganda, la Tanzanie et l’Inde ont été formés du 19 au 23 Mai 2019 par des experts à Genève en Suisse. C’était en marge de la 72eme Assemblée Mondiale de la Santé et de la célébration du 20eme anniversaire de sa création.

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